On s’en moque !
c’est une révolution à laquelle vous serez confronté quoi qu’il arrive !
Lorsque l’on parle de BigData, d’intelligence artificielle, de Chatbots, de Deep-learning, etc…nous faisons référence à un socle commun qui est la donnée. Toutes ces technologies s’appuient en effet sur des données pour pouvoir fonctionner.
Le fait de s’appuyer sur la donnée pour développer des nouveaux services n’est pas uniquement associable à une nouvelle technologie comme pourrait l’être la blockchain ; c’est une véritable révolution comme on l’a vécu avec le smartphone ; et voici quelques exemples parmi les plus connus pour illustrer notre propos :
- Tesla qui arrive à rendre ses voitures quasi autonomes avec son Autopilot qui s’améliore continuellement par l’analyse des données venant de toutes ses voitures en circulation depuis 10 ans !
- Netflix avec son moteur de recommandations qui permet de suggérer à ses clients les séries qui leur conviendront le mieux. L’architecture étant basée sur la géolocalisation et des mots clés qui taggent chaque film consommé pour ensuite proposer d’autres contenus qui correspondent au profil de consommateur
- Citons finalement Siri ou Alexa, les assistants virtuels, qui sont capables de comprendre les consignes vocales des utilisateurs.
Si ces innovations sont visibles depuis quelques années et restent peut-être marginales aux yeux du public, nous mesurons l’accélération et les bouleversements que cela provoque ; trois exemples plus récents et qui ne sont pas le fait des géants du web:
- Citons ce test mené sur un pont pour lequel les données d’accéléromètre des smartphone passant sur le pont ont été collectées en vue de mesurer les vibrations et ainsi la qualité de la structure; on imagine l’impact sur l’organisation des travaux de maintenance
- Une compagnie d’assurance a soumis les cas de sinistre de toute une année à une intelligence artificielle et celle-ci a été capable de traiter les dossiers avec quasi la même efficacité que les humains
- L’Estonie vient d’annoncer qu’un robot va désormais traiter les cas de justice dont le préjudice est inférieur à 7000 euros
Dans l’histoire de l’informatique, Internet a rendu accessible en numérique ce qui était physique par le passé. Le smartphone a permis l’accès aux services numériques n’importe où et en tout temps. La données, c’est désormais la base de la prochaine révolution qui automatise vraiment des tâches humaines grâce à une intelligence numérique (les algorithmes n’étant pas comparables à l’intelligence humaine) et qui impacte directement également l’interface entre l’homme et la machine (interfaces vocaux, gestuels, conduite autonome, etc..)
Softcom aura bientôt 20 ans (en 2021) et œuvre pour ses clients sur le web depuis l’origine. Nous avons commencé par développer des applications web, puis des applications mobiles depuis l’arrivée des smartphones, puis des portails, et, même si l’on continue bien évidemment ce type de projets, c’est désormais vers ces technologies liées à la data que nous montons en compétence et accompagnons nos clients.
Les premières demandes concernent les chatbots puisque c’est un moyen assez simple et très efficace pour améliorer l’expérience utilisateur sur un portail ou un site web. Mais ce n’est que le début, nos clients commencent également à initier des projets pilotes dans l’analyse des données pour offrir de nouveaux services ou automatiser certaines tâches. Nous ressentons clairement une demande croissante dans nos métiers principaux que sont les administrations publiques ou chaque département ou service se pose des questions liées à la digitalisation, les entreprises de transport ou les enjeux sont aussi importants sur l’infrastructure que dans la relation voyageur ou encore le secteur de l’énergie chahuté par la libéralisation du marché et les communautés d’auto-production.
Du point de vue technique, notre métier évolue également complètement avec des plateformes comme Amazon ou Microsoft Azure; ces géants du Cloud disposent d’une telle capacité d’innovation et d’investissement que tous les outils dont nous avons besoin pour réaliser ces projets sont désormais à disposition. Nous n’avons aucun intérêt à développer de l’intelligence artificielle ou des chatbots, ces outils existent, notre rôle est plutôt de savoir les intégrer dans les processus métier de nos clients au meilleur coût avec la plus grande efficacité et fiabilité. Nous avons investi et continuons d’investir énormément dans les projets d’innovation et dans la formation de nos collaboratrices et collaborateurs pour maitriser ces technologies et disposer des certifications nécessaires.
Toute nouvelle innovation s’accompagne de son lot de dangers; dans le cas précis, c’est bien évidemment des questions sociétales de sécurité, de protection de la sphère privée et des données sensibles. Dans un cadre légal qui a évolué en Europe avec le GDPR et la Loi Suisse qui devrait suivre le mouvement, nous avons également la responsabilité de maitriser ses enjeux et pouvoir conseiller nos clients.
Ces questions de sécurité et de protection des données font également écho à ce que nous nommons la confiance numérique auprès des citoyens. Si dans les pays du Nord de l’Europe c’est acquis, que dans certains pays de l’Est c’est tabou et que dans d’autres de l’Ouest on s’en moque, la Suisse a un vrai enjeu à adresser sur cette question. La population fait en effet confiance à ses banques depuis des années en utilisant l’eBanking ; on constate par contre une vrai défiance sur chaque nouvelle initiative numérique de nos institutions. Si l’on n’arrive pas dans notre pays à instaurer cette confiance numérique sur des prestations et services que nous contrôlons dans le respect des personnes et de notre démocratie, ce sont des Uber, des Facebook et autres services moins vertueux et tout aussi vulnérables qui inonderont notre pays. Nous avons tous désormais une responsabilité importante à expliquer les enjeux de la digitalisation.






